Lundi 7 septembre 2009
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A l'heure où la grippe H1N1 fait fermer des
classes et cause malheureusement des décès, il faut peut s'attendre tout de même à une effet positif: le développement du télé-travail. Si la pandémie est sévère, certaines entreprises devront sans
doute mettre en place des dispositifs de télé-travail, ce qui pourrait permettre une démocratisation de ce système, sur lequel la France est plus qu'en retard...
Alors que plus d'un travailleur sur dix travaille chez lui (au moins pour une partie) aux Etats-Unis, la France ne compte même pas 4% de télé-travailleurs. Pourtant les avantages sont multiples:
pour l'employé, baisse des coûts de transport, possibilité de travailler en cas de petit bobo, possibilité d'élargir son champ de recherche d'emploi à d'autres régions que celle où il habite,
possibilité pour des travailleurs handicapés de trouver un emploi plus facilement (parce que prendre le métro avec un fauteuil roulant, c'est la Ninja Academy). Pour les entreprises, baisse des
coûts de surface des bureaux, bassin de recherche des salariés plus large, moins d'absentéisme...Pour les femmes, cela permet de gérer plus facilement les contraintes liées à la maternité et à
l'éducation des enfants. Al'heure où on parle d'écologie, de baisse du stress au travail et de parité homme femme, le télé-traval devrait être une solution à envisager...
Tous les emplois ne se prêtent pas au télétravail, mais pour ma part, j'ai déjà eu deux missions que j'aurais pu faire à 90% de chez moi (voir 100%).
La France est vraiment en retard sur ce point. Si on va en Irlande ou UK, le télétravail est trèsdéveloppé, même sur les postes à hautes responsabilités. Entreprises et salariés y trouvent leur
compte. Mais la France reste très attachée à ses petites habitudes...
Alors, la grippe A, en forçant les entreprises les plus touchées à passer au télétravail, changera-t-elle les mentalité? Peut-être les entreprises y trouveront-elles leur compte. De plus, cette
situation les forcera à mettre en place les infrastrustures nécessaires, donc elles essaieront peut-être (ça paraîtrait logique) de rentabiliser leurs investissement (en sécurisation de réseaux,
portails etc..). En tout cas, il faut l'espérer, tant pour la compétitivité des entreprises françaises que pour le bien être des salariés.