Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 13:35
Hier, j'ai regardé "Stupeur et Tremblements". J'avais lu le bouquin il y a des années, et je l'avais adoré.

Il y a quelques mois, j'ai occupé un job, et le moins que l'on puisse dire c'est que cela ne s'est pas bien passé. A l'époque, je me disais "ça me rappelle stupeur et tremblements", mais je ne me souvenais pas à quel point.

Mon histoire est tout de même bien moins pire, mais il y a des points de ressemblance qui m'ont bien fait rire! (Après coup, parce qu'en p)oste je vous assure que je ne rigolais pas du tout).

Le job en question m'avait été vendu comme un véritable accélérateur de carrière (ce sont les mots prononcés), avec des responsabilités, qui déboucheraient sur un poste d'encadrement. Pas un poste d'assistante de direction, ça a bien été précisé dans l'entretien (ce n'était d'ailleurs pas l'intitulé du poste), environ 20% d'assistanat, gestion de dossiers au niveau européen pour le reste. Le patron" a l'air très aimable et très agréable.Ok je signe, même si le salaire est moins élevé qu'un autre poste sur lequel j'étais positionnée. J'avais l'impression d'avoir décroché le job du siècle.

J'arrive le premier jour, un peu anxieuse. Première surprise: je suis présentée comme étant l'assistante de direction. Bon ok, ça m'effraie un peu mais pour ma première matinée j'ai un job intéressant à faire, j'y vais. Ce fut à peu près  le dernier, à deux exceptions près (soit environ une semaine et demi de travail effectif).

Les jours passent, et mis à part la tâche du premier jour, rien. Une lettre à taper par ci, une autre à affranchir par là, et voilà. Je me mets d'accord avec un autre employé pour qu'il propose à mon patron de me mettre sur une tâche. Accepté, trois jours de boulot, je revis. Mais après cela, toujours la même rengaine: passer une coup de fil de temps en temps, imprimer des documents, faire des photocopies...
J'essaie de proposer des tâches (surtout de l'automatisation de fichier, mon dada), rien ne passe. Je suis juste bonne à recopier des courriers, et à passer des feuilles au broyeur.
Je m'inquiète donc sérieusement pour mon poste "accélérateur de carrière". Parce que mis à part améliorer ma connaissance de la photocopieuse, je ne faisais pas grand chose. Et puis je ne vous raconte pas les crises de larmes "j'me suis endettée pour faire un bac+5 et je suis secrétaire bas de gamme, j'ai un poste pire que celui à bac+2" le soir (et parfois même le matin), Poupoune désespéré de me voir comme ça, et moi de plus en plus flippée ("c'est pas possible, je suis une abrutie qui ne fait que conneries sur conneries pour qu'on me file que ça à faire"). Au boulot, complètement flippée, honteuse de ce que j'étais, et ne voulant qu'une chose, m'enfoncer sous la moquette (ma place naturelle sans doute vu ce qu'on me faisait faire).
J'en parlais à mes collègues, qui me conseillèrent d'aller en parler à mon patron (très aimable par ailleurs, n'élevant jamais la voix). Etant encore en période d'essai, j'hésitais, j'avais vraiment besoin d'argent, mais après l'annonce de deux semaines de classement (et oui, mon patron partait deux semaines en vacances, et à la question "qu'est-ce que je vais faire", il me regarda d'un air désespéré, soupira, et m'annonça donc "du classement..."), je craquais et décidais d'en parler.
Je demandais donc si j'avais fait des boulettes, si mon manque de boulot venait d'erreurs dans ce que j'avais fait, réponse négative: j'étais compétente. Ok, c'est déjà ça. Après, il me reproche mon manque de proactivité. Je suis un peu étonnée, ayant proposé diverses choses, et mis en place quelques unes "en douce", avec le soutien d'un collègue. Mais l'erreur, c'est que je n'avais pas proposé une méthode plus efficace pour ranger son bureau et ses dossiers. Bon sang mais c'est bien sûr! C'est vrai qu'automatiser des rapprochements qui prennent des jours, c'est inutile à côté de ça...Pour ma période d'essai, il m'assure qu'il n'y a pas de problème. Bon ok, ça me soulage. Sinon, il m'explique être la "maman" du service, en gros aller chercher l'agraffeuse pour bidule, prendre les rendez-vous de machin etc! Dire que je ne devais faire que 20% d'assistanat, et qu'il n'y avait pas besoin d'assistante de direction...

Il part donc en vacances. La première semaine, je fais des rapprochements (ceux que je souhaitais tant automatiser, au moins pour partie, et que je me tape donc à la main; mais au moins c'est un vrai job). Mais le pire est à venir: près de 2000 photocopies de factures à réaliser (aller chercher chaque facture dans le classeur, la photocopier, la reranger, ranger le classeur), et à trier ensuite dans divers classeurs. Je passais donc plus d'une journée entière à ne faire que des photocopies (à savoir: d'habitude, un intérimaire est engagé pour cette tâche), puis 4 jours à tout classer. Autant dire que je passais mon temps au bord des larmes. Le comble de la connerie, claquer du fric en études, refuser un poste mieux payé pour ça! En plus devant tous ses collègues, passer pour la conne abrutie incapable de service! Mais après tout, mon cerveau crétin ne méritait sans doute pas mieux! Autant le dire, psychologiquement, j'étais au plus bas.

Et le meilleur pour la fin: au retour de mon patron, virée (toujours aimable mon patron pourtant, comme quoi...)! Lui qui me disait 15 jours avant qu'il n'y avait pas de problème pour la période d'essai. J'ai du partir dans l'heure, mais pour satisfaire aux obligations légales, il m'a payé mes deux semaines de préavis. Problèmes relationnels d'après lui (d'un autre côté, avec mon état de dépression avancé à force d'avoir l'impression de me faire couillonner...).

Et retour à la case chômage...

Comme quoi y'a pas qu'au Japon que ça arrive...

Par chercheusedemploi - Publié dans : Billets d'humeur - Communauté : En avant vers l'emploi !
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 13:12
A l'heure où la grippe H1N1 fait fermer des classes et cause malheureusement des décès, il faut peut s'attendre tout de même à une effet positif: le développement du télé-travail. Si la pandémie est sévère, certaines entreprises devront sans doute mettre en place des dispositifs de télé-travail, ce qui pourrait permettre une démocratisation de ce système, sur lequel la France est plus qu'en retard...

Alors que plus d'un travailleur sur dix travaille chez lui (au moins pour une partie) aux Etats-Unis, la France ne compte même pas 4% de télé-travailleurs. Pourtant les avantages sont multiples: pour l'employé, baisse des coûts de transport, possibilité de travailler en cas de petit bobo, possibilité d'élargir son champ de recherche d'emploi à d'autres régions que celle où il habite, possibilité pour des travailleurs handicapés de trouver un emploi plus facilement (parce que prendre le métro avec un fauteuil roulant, c'est la Ninja Academy). Pour les entreprises, baisse des coûts de surface des bureaux, bassin de recherche des salariés plus large, moins d'absentéisme...Pour les femmes, cela permet de gérer plus facilement les contraintes liées à la maternité et à l'éducation des enfants. Al'heure où on parle d'écologie, de baisse du stress au travail  et de parité homme femme, le télé-traval devrait être une solution à envisager...

Tous les emplois ne se prêtent pas au télétravail, mais pour ma part, j'ai déjà eu deux missions que j'aurais pu faire à 90% de chez moi (voir 100%).

La France est vraiment en retard sur ce point. Si on va en Irlande ou UK, le télétravail est trèsdéveloppé, même sur les postes à hautes responsabilités. Entreprises et salariés y trouvent leur compte. Mais la France reste très attachée à ses petites habitudes...

Alors, la grippe A, en forçant les entreprises les plus touchées à passer au télétravail, changera-t-elle les mentalité? Peut-être les entreprises y trouveront-elles leur compte. De plus, cette situation les forcera à mettre en place les infrastrustures nécessaires, donc elles essaieront peut-être (ça paraîtrait logique) de rentabiliser leurs investissement (en sécurisation de réseaux, portails etc..). En tout cas, il faut l'espérer, tant pour la compétitivité des entreprises françaises que pour le bien être des salariés.
Par chercheusedemploi - Publié dans : Billets d'humeur
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 13:07
La semaine dernière, je me plaignais de la lenteur de ma connexion...Et bien je ne sais pas si mon fournisseur m'a lue, mais elle a carrément été coupée! Inutile de dire que mon projet de démarchage de sponsor et mes recherches d'emploi en ont pris un coup...

Bon, en attendant, j'ai trouvé un bon job pour six semaines....C'est toujours ça de pris! Gestionnaire financier, pour six semaines...Ma seule touche, heureusement le poisson a été ferré!
Par chercheusedemploi - Publié dans : Billets d'humeur
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 14:44
Aujourd'hui, pour chercher un emploi, il y a le net. Certains groupes n'acceptent même plus les candidatures papier. Ca a ses avantages: c'est la fin de la fastidieuse lettre de motivation manuscrite, et on économise sur les impressions de CV et les timbres.

Je ne fais heureusement pas partie des "coupés d'internet", qui n'ont pas accès au web chez eux.

Par contre, ma connexion vantée "très haut débit" et en fait à peine plus rapide qu'un 56k, et mon ordi est...comment dire...bah il a bien vécu, diront nous (je pense qu'on peut dire ça d'un ordi quand les lettres sont effacées et que la peinture est partie aux endroits où on pose les paumes pour utiliser la souris).

Résultat: sur tous les sites utilsant du flash, des minutes entières de chargement, quand il n'y a pas "figeage". Avec souvent échec de l'envoi quand il y a un formulaire à remplir. 10 minutes pour afficher les annonces, 10 minutes (hors temps de préparation des cv et lettres de motivation) pour répondre...quand ça marche! Sinon rebelote... Ca occupe bien une journée (inutile de dire que je rencontre les mêmes problèmes pour mes histoires de sponsors).

Je rêve d'une connexion fluide, où tout s'affiche sans avoir le sablier fixé sous mes yeux et la souris ne répondant plus...

Pourquoi la vie est-elle si injuste?
Par chercheusedemploi - Publié dans : Difficultés d'ordre technique
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 12:54
Bon, il ne faut pas se leurrer: on travaille pour survivre, se payer de belles choses, et être socialement intégré.

Il n'empêche qu'on peut s'éclater dans son job, et avoir le sourire tous les matins avant de partir.

Il peut y avoir plusieurs raisons à cela: job intéressant, ambiance de travail agréable, collègues sympas, perspectives d'évolution.

Il faut dire ce qu'il en est: à de rares exceptions près, je me suis toujours, pour une raison ou une autre, éclatée dans mes jobs, même s'ils n'étaient pas les plus intéressants du monde.

Un exemple: dans un de mes derniers jobs, j'ai fait du référencement de matériel. Pas très réjouissant en soi, mais bon, pas de surprise, on m'avait prévenue et j'avais accepté en connaissance de cause.

Et bien cette mission a été une des plus agréables que j'aie eue. La raison: la boîte était située dans un quartier très sympa de Paris (pas loin du bureau de Poupoune en plus), l'ambiance était décontractée, j'adorais ma boss et ma collègue est rapidement devenue une vraie amie.

J'ai aussi eu une mission dans une entreprise industrielle, où là, les collègues étaient sympas sans plus, le cadre pas franchement agréable, mais la mission très créative est sacrément intéressante.

Plus étonnant: quand j'étais serveuse, j'adorais mon job, malgré un patron malhonnête (faux contrat de travail), des horaires invraisemblables, et un rythme de travail assez effréné.

La raison: j'adorais le contact clientèle, et étant bien organisée, j'ai rapidement pris officieusement la "tête" des serveuses, et organisé l'équipe en décidant qui allait en salle et qui restait au bar. Ma première expérience de management, à 18 ans!

Bon, par contre, j'admets, la distribution de journaux gratuits l'hiver sous la flotte...c'est dur d'y trouver des points positifs.

Mais bon, la moralité, c'est quand même que le boulot, on a beau râler en disant qu'on y gâche sa vie, ça peut être bien sympa!
Par chercheusedemploi - Publié dans : CV, lettre de motivation
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Jeune diplômée en finance d'un école de commerce du top ten, je suis actuellement chômeuse...Vous trouverez ici le quotidien d'une chômeuse bac+5...

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Mon blog "action banque"

Je suis intéressée par toute sorte de métiers, pourvu qu'il y ait du relationnel et des objectifs commerciaux.

Cependant, pour suivre les conseils d'un célèbre site d'annonces pour les cadres, j'ai décidé de concentrer ma recherche sur un secteur: la banque (où j'ai déjà une petite expérience).

Pour appuyer ma candidature, j'ai monté un blog destiné à rechercher des "sponsors" pour ma candidature.

Donc le matin, je postule à des annonces, et l'après-midi, je prospecte mes potentiels sponsors.

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